MATÛRIAÜX POUR SERVIR A l’iIISTOIRE. 4 2 9long-temps? A ces cris se joignirent ceux d’un partipuissant dansl’intérieur, qui déjàmurmurait plusliant de ce qu’il appelait la faiblesse des ministres.Des hommes de tous les rangs, bien intention-nés, mais qui n’avaient ni la mesure de Napo-léon ni la nôtre, allaient prédisant sa toute-puissance et notre chute, et prédisaient juste.
Mais ils allaient aussi prêchant la guerre , laguerre à mort, comme le dernier moyen de sa-lut , et ils se trompaient. Pour ces patriotesaveugles le passé était le présent; la guerre desept ans , le gage des guerres futures. Ils ne sa-vaient pas se dire que tous les miracles quiavaient fait notre ancienne gloire seraient dé-sormais contre nous, que Frédéric lui-même,avec son génie, eût succombé sans des circon-stances qui n’étaient plus. « Si nous examinons,dit le grand homme, dans son histoire, lescauses de nos succès, nous trouverons que lesraisons suivantes empêchèrent la perte des Prus-siens : i° Le défaut d’accord et le manque d’har-monie entre les alliés, leurs intérêts différentsqui les empêchaient de convenir de certainesopérations, le peu d’union entre les générauxrusses et autrichiens qui les rendaient circons-pects, lorsque l’occasion exigeait qu’ils agissentavec vigueur pour écraser les Prussiens, commeils l’auraient pu faire effectivement; a°Lapolitique