44^ MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
mille entraves inséparables de leur voisinage.Nous obtenions, ce qui valait mieux encore,que l’avenir ne ramenât pas toujours ce mêmeobstacle à notre repos, en impliquant le pays j ;d’Hanovre dans chaque guerre entre l’Angle-terre et la France . Nous échappions pour lemoment à une lutte désastreuse sans même enavoir manqué l’objet primitif, car un arrange-ment aussi brillant, proposé par le tout-puissantlui-même, était la satisfaction la plus glorieuse ïqu’il eût jamais pu nous offrir. |
L’esprit se perd à comprendre qu’il y ait eu |des hommes en Prusse et des patriotes vrais !assez aveugles pour ne pas sentir qu’une foisla fortune souriait au roi , et qu’un trait deplume avait fait pour la monarchie ce que desvictoires auraient fait inutilement mériter. Maisne pouvant disputer au traité ce qu’il avait d’a-vantageux en soi, ces hommes s’efforcèrentde le noircir sous le rapport de l’honneur.
On sacrifiait, disaient-ils, des sujets fidèles àune ambition perfide! comme si l’on n’avait paseu l’expérience qu’on n’était pas en mesure de lesprotéger; comme s’il aurait mieux valu sacrifierl’ensemble que la partie; comme si le roi n’avaitpas dû à l’état entier avant de devoir à telleprovince, et que, jusque dans les détails del’administration intérieure, ce principe si vrai