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Tome septième.
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MATÉRIAUX POUR SERVIR A i/ïIISTOIRF. /(63

sans essayer du moins ce que pourrait l’hé-roïsme, il n’était pas de calcul qui colorât cedéshonneur. Je le sais, nous serions encore de-bout si Frédéric Guillaume avait été sans cou-rage; mais il en faudrait beaucoup d’une autreespèce pour se porter son accusateur.

Cependant la raison du roi était si près d’êtreparfaite; chez lui les idées confuses tenaient sipeu contre des calculs certains; il était si vraipour lui que le souverain ne doit mettre qu’ausecond rang les motifs pris de la seule gloire ,que peut-être ce conflit de gloire aurait coûtédes combats plus longs si, d’un côté, les avan-tages d’une révolution différente avaient eu ef-fectivement une garantie certaine , et que laPrusse , dépouillée d’une province pour un in-térêt quelconque, n’eut pas pu l’être successi-vement de toutes pour des intérêts pareils; etsi, de l’autre coté, l’enthousiasme de la nation,le cri des cours, l’amertume des écrivains, ladésolation de l’armée, n’étaient devenus pour leroi une tyrannie insupportable.

L’opinion était enfin une puissance. J’ai dit,dans la première partie de cet ouvrage, que leroi était absolu, que les liens de l’obéissance ,chez nous, étaient aussi sûrs qu’ils l’avaient ja-mais été; que la calomnie seule avait pu dé-noncer un principe de dissolution dans les res-