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Tome septième.
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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

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sorts intérieurs de la machine publique. Mais ons’effraie de l’idée des choses qui pouvaient êtrevraies un jour, si la nation se croyait enfin avi-lie , et qu’au lieu de reproches vagues, balancés,qu’on avait faits long-temps au gouvernement,un mépris fondé sur des faits et sur desfaits graves devenait le sentiment général. Ilne restait plus au roi qu’à sévir. La haine l’enaurait puni. L’esprit public aurait été perdu sansretour. Plus cette existence aurait été neuvechez nous, et moins il est possible de prévoiroù elle nous aurait conduits.

Quoi qu’il en soit, les résolutions étaientprises, et l’armée fut mise en mouvement. Dansla thèse donnée, c’était là sans doute le besoindu premier moment. Il fallait n’ètre pas surpris,et l’on ne pouvait assez précipiter la mesure. Maisl’armée arrivait-elle pour attendre sur la fron-tière l’effet des intentions de la France , et jus-que là son attitude devait-elle être défensive?ou pensait-on, à la faveur d’un armement quinous fît craindre, s’entendre encore avec l’em-pereur ? ou instruit enfin que sur toutes lesroutes on arriverait tc>t ou tard à la rupture, leroi voidait-il une bonne fois faire finir cet étatde fièvre, attaquer la France à tout prix, etabandonner aux hasards de la guerre un ré-sultat que la sagesse ne maîtrisait plus?