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Tome septième.
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MATÉRIAUX POUR SERVIR A L’inSTOiRE.

modeste. Le roi ne consacrait plus qu’à desvertus bienfaisantes un règne orageux huit anset des jours si long-temps empoisonnés. Songetrompeur! Il fut celui de quelques sages quimême avaient rêvé trop en beau. L’espérancepublique allait plus loin dans ses songes.

Il n’est pas impossible que le conflit inté-rieur entre les résolutions du roi et ses vœuxn’ait favorisé dans ce prince une demi-illusionsur les suites inévitables où son armement l’en-traînait, et qu’il n’ait vu confusément dans l’a-venir la possibilité de tout concilier encore. Ceciexpliquerait, en partie du moins, la dispropor-tion extrême qu’il y eut entre nos préparatifs etleur objet. Je dis en partie, car dans toutes lesthèses il fallait être fort, et quels que soientceux qui ont présidé dans le temps à nos arran-gements militaires , leur incurie fut impardon-nable. Elle eut sa source dans une autre illusionqui déjà nous avait tant desservis, dans cetteconfiance aveugle de l’armée, qui n’imaginaitpas même la possibilité d’un revers, et qui allaità ce choc épouvantable comme à une victoireaisée. Cette sécurité profonde est une de ceschoses que l’expression ne rend pas. Les faiseursdonnaient l’exemple; ils avaient été actifs pourrendre odieuse la politique du roi, et livrer àl’indignation publique ses ministres. La nation

3o.