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Tome septième.
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MATÉRIAUX POUR SERVIR A RHISTOIRE. 47^

à l’ennemi par tous les points à la fois. Il étaittrop tard; Napoléon était sur les lieux.

Napoléon avait vu de loin les préparatifs deguerre, et long-temps il n’avait pu croire à cetexcès de hardiesse. Mais quand nos troupes eu-rent inondé la Saxe, et qu’il eut cessé de douter,il partit comme l’éclair; ses gardes le suivirenten poste. Avec cette rapidité inimitable qui dis-tingue les mouvements des Français , tous cescorps épars dans l’empire furent en peu dejours organisés en armée, et l’empereur se mità leur tête. On apprit an quartier-général d’Er-furth qu’il se portait en force sur Ilof. L’inten-tion n’était pas douteuse : nous allions être tour-nés par notre gauche, et coupés de nos magasins.C’était la manœuvre deMarengo, c’était la ma-nœuvre d’Ulm; c’était là le grand secret de cequ’on a appelé la tactique moderne, qui n’estqu’une application plus audacieuse des principesde l’art, enseignés par l’histoire de tous les siècles.On laissa là les premiers projets. Notre droite,qui déjà avait poussé au-delà d’Eisenack , re-broussa chemin. L’armée se reporta sur Weimar ,pour aller à la rencontre de l’ennemi; mais dece moment tous les ordres n’offrirent plus qu’unesuite de contradictions et de fautes.

C’était du prince de Hohenlohe que dépendaitnotre sort. H commandait la gauche; il devait