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Tome septième.
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472 MÉMOIRES DE NAPOLÉON .

ne fût arrivé. Cependant nous avions une avant-garde dans le pays de Bareuth, sous les ordresdu général Tanezien, officier de talent, entre-prenant, actif; et derrière lui le corps de Hohen-lolie, dont la réputation était faite. On pouvaitles renforcer de tout ce qui se trouvait à leurportée, et pousser ces deux corps sur le Mein,où les troupes françaises, restées en Allemagne depuis la paix de Presbourg , étaient encore dis-séminées. Avec de la promptitude on leur fai-sait un mal infini, et la guerre commençait sousdes auspices brillants, ce qui était beaucoupdans une cause désespérée. Mais le duc ne sutpas saisir la différence qu’il y avait de cette cam-pagne à toute autre, ni quitter la vieille route,qui ne menait plus à la vieille gloire. Il ne setrouva jamais assez fort; il perdit les jours, lessemaines; il ne put être d’accord avec lui-mêmesur un plan d’opératioifs. Je dis avec lui-même,et je dis mal; il ne put être d’accord avec cettetourbe de conseillers illustres et subalternes, quitous avaient leurs idées, qui tous avaient été ap-pelés dans les conférences, et qui tous préten-daient en être crus. Il cherchait, en tâtonnant,des lumières, lui dont l’expérience était notredernière consolation. Enfin on se décida à fairetourner la forêt de Thuringepar nos deux ailes,et à la faire passer par notre centre, pour aller