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Tome septième.
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MATÉRIAUX POUR SERVIR A l’hISTOIRE. ^ S

son ennemi même n’avait jamais cessé de dis-tinguer le grand prince.

On marcha sur l’ennemi, mais avec une arméedéjà étonnée de la nouvelle d’un premier échec,et de la direction dans laquelle on lui faisait cher-cher les Français; avec une armée qui, par laperte de ses magasins, se trouvait tout d’un coupdans une disette affreuse. La bataille se donnale 14, sur plusieurs points différents, mais sansconcert entre les corps, sans liaison dans lesmouvements, sur un terrain qu’on n’avait pasmême étudié. Le duc n’avait pensé à rien ; ni àce qui devait se faire si lui-même était hors decombat, ni à la retraite de l’armée si la fortunenous était contraire. Du moment où sa blessurel’eut fait porter hors la mêlée, aucun des géné-raux ne sut plus quel était son devoir. On se bat-tit au hasard : on se battit bien d’abord; mais,quand le soldat vit qu’on poussait un régimentaprès l’autre à la boucherie, ou que sur d’au-tres points on le laissait immobile, faute d’or-dres, et exposé sans but au feu de la mitraille,la confiance se perdit; il recula d’abord; il finitpar s’abandonner à une déroute complète.

Le malheureux roi fit des prodiges. Peut-êtrecherchait-il la mort. Tous ses efforts pour réta-blir la bataille furent inutiles. Il eut deux che-vaux tués sous lui, en essayant de ramener lesrégiments à [a charge.