Band 
Tome neuvième.
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MÉMOIRES DE NAjPOLÉON.

mille hommes, c’est-à-dire deux cent vingt-quatre mille hommes. L’on ne devait pas éva-luer la force de ces armées par le rapport desnombres de deux cent vingt-quatre mille à centquarante mille, parce que l’armée des alliésétait composée de troupes plus ou moins bon-nes, qu’un Anglais pouvait être compté pourun Français, deux Hollandais, Prussiens ouhommes de la confédération, pour un Français .Les armées ennemies était cantonnées sous lecommandement de deux généraux différents,et formées de nations divisées d’intérêts et desentiments.

§ iv.

Le mois de mai se passa dans ces méditations.L’insurrection de la Vendée affaiblit de vingtmille hommes l’armée de Flandre, et la réduisità cent vingt mille hommes; ce fut un événe-ment bien funeste, et qui diminua les chancesde succès : mais la guerre de la Vendée pou-vait s’étendre; les alliés, maîtres de plusieursprovinces, pourraient rallier des partisans auxBourbons; la marche de l’ennemi sous Paris etsous Lyon leur serait favorable. D’un autre côtéla Belgique, les quatre départements du Rhin tendaient les bras, appelaient à grands cris