PLAN UE CAMPAGNE.
53
leur libérateur, et l’on avait des intelligencesdans l’armée belge , ce qui décida l’empereur àadopter un troisième parti qui consistait à atta-quer, le j 5 juin, les armées anglo-hollandaiseet prusso-saxonne, les séparer, les battre, et s’iléchouait, replier son armée sous Paris et Lyon .Sans doute qu’après avoir échoué dans l’attaquede la Belgique , les armées arriveraient affaibliessous Paris ; que l’on perdrait l’occasion de ré-duire la garde nationale de la capitale à huitmille hommes, de trente-six mille cpi’elle était,pour porter à soixante mille les tirailleurs,parce que cette opération ne pouvait se fairedans l’absence deNapoléon et pendant la guerre.Il est vrai de dire aussi que les alliés qui, si onles attendait, ne commenceraient les hostilitésque le 1 5 juillet, seraient en mesure le i er juillets’ils étaient provoqués dès le 1 5 juin; que leurmarche sur Paris serait aussi plus rapide aprèsune victoire; et que l’armée de Flandre réduiteà cent vingt mille hommes était inférieure dequatre-vingt-dix mille à celle du maréchalblücher et du duc de Wellington. Mais en 1814?la France avait, avec quarante mille hommesprésents sous les armes, fait face à l’arméecommandée par le maréchal Blücher , et à cellecommandée par le prince de Schwartzenberg,où se trouvaient les deux empereurs et le roi