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Tome neuvième.
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OUVERTURE DE U A CAMPAGNE. 63

« veux ! nous crûmes aux protestations et aux« serments des prindes que nous laissâmes sur« le trône ! aujourd’hui cependant, coalisés entre« eux, ils en veulent à l’indépendance et aux« droits les plus sacrés de la France . Ils ont« commencé la plus injuste des agressions :« marchons donc à leur rencontre; eux et nous« ne sommes-nous plus les mêmes hommes ?

« Soldats ! à Jéna , contre ces mêmes Prus-« siens, aujourd’hui si arrogants, vous étiez un« contre deux, et à Montmirail un contre trois.

« Que ceux d’entre vous qui ont été prison-« niers des Anglais , vous fassent le récit de« leurs pontons et des maux affreux qu’ils ont« soufferts.

« Les Saxons , les Belges, les Hanovriens, les« soldats de la confédération du Rhin , gémissent« d’être obligés de prêter leurs bras à la cause« de princes ennemis de la justice et des droits« de tous les peuples. Ils savent que cette coali-« tion est insatiable! après avoir dévoré douze« millions de Polonais, douze millions d’Italiens,« un million de Saxons, six millions de Belges,“ elle devra dévorer les états du deuxième ordre« de l’Allemagne .

« Les insensés! un moment de prospérité les« aveugle. L’oppression et l’humiliation du peu-« pie français sont hors de leur pouvoir! s’ils