« entrent en France , ils y trouveront leur tom-« beau.
« Soldats ! nous avons des marches forcées à« faire, des batailles à livrer , des périls à cou-« rir ; mais avec de la constance, la victoire sera« à nous ; les droits,l’honneur et le bonheur de« la patrie seront reconquis.
« Pour tout Français qui a du cœur, le mo-« ment est arrivé de vaincre ou de périr. »
§ II.
Les armées ennemies étaient le i4 au soir forttranquilles dans leurs cantonneiDents ; l’arméeprusso-saxonne formait la gauche, et l’arméeanglo-hollandaise la droite. La première , com-mandée par le maréchal Blücher , était forte decent vingt-mille hommes, savoir: quatre-vingt-cinq mille hommes d’infanterie, vingt mille decavalerie, quinze mille d’artillerie, génie, équi-pages militaires, trois cents bouches à feu. Elleétait divisée en quatre corps : le I er , commandéparle général Zwietten, s’appuyait aux canton-nements anglais , bordait la Sambre, ayant sonquartier-général à Charleroi , et Fleurus pourpoint de concentration. Le 2 e , sous les ordresdu général Pirch, était cantonné sur la fron-tière aux environs de Namur , son point de con-centration. Le 3 e , commandé par le général