IOiS MJÉMOIHES DE NAPOLICOR.
renversée! la France allait se relever dans cejour, plus glorieuse, plus puissante et plusgrande que jamais!
L’armée anglo-hollandaise était en bataille surla chaussée de Charleroi à Bruxelles , en avantde la forêt de Soignes , couronnant un assez beauplateau. La droite, composée des i re et a e divisionsanglaises et de la division de Brunswick, com-mandées par les généraux Cook et Clinton, s’ap-puyait à un ravin au delà de la route de Nivelle;elle occupait en avant de son front le châteaud’Hougmont par un détachement. Le centre,composé de la 3 e division anglaise et des i re et2 e divisions belges, commandées par les géné-raux Alten, Collaert et Chassé , était en avant deMont-Saint-Jean ; sa gauche était appuyée à lachaussée de Charleroi , et occupait la fermede la Haie-Sainte par une de ses brigades. La gau-che, composée des 5 e et 6 e divisions anglaises, etde la 3 e division belge , commandées par les géné-raux Picton, Lambert et Perponcher, avait sadroite appuyée à la chaussée de Charleroi , sagauche en arrière du village de La Haye , qu’elleoccupait par un fort détachement. La réserveétait à Mont-Saint-Jean, intersection de chaus-sées de Charleroi et de Nivelle à Bruxelles . Lacavalerie, rangée sur trois lignes à la hauteurde Mont-Saint-Jean, garnissait tous les derrières