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Tome neuvième.
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BATAILLE I)E MOWT-SA liNT-.TEAN. I 07

déserteurs belges, qui venaient de quitter leurrégiment, lui rapportèrent que leur armée sepréparait à ia bataille , qu’aucun mouvement ré-trograde ri’avait eu lieu ; que la Belgique faisaitdes vœux pour le succès de l’empereur; que lesAnglais et les Prussiens y étaient également haïs.

Le général ennemi ne pouvait rien faire deplus contraire aux intérêts de son parti et de sanation, à l’esprit général de cette campagne, etmême aux règles les plus simples de la guerre,que de rester dans la position qu’il occupait ; ilavait derrière lui les défilés de la forêt de Soignes ;s’il était battu, toute retraite lui était impossible.Les troupes françaises étaient bivouaquéesau mi-lieu de la boue; les officiers tenaient pour impos-sible de donner bataille dans le jour ; l’artillerieet la cavalerie ne pourraient manœuvrer dans lesterres, tant elles étaient détrempées; ils esti-maient qu’il faudrait douze heures debeau tempspour lesétancher. Le jour commençait à poindre;l’empereur rentra à son quartier-général pleinde satisfaction de la grande faute que faisait legénéral ennemi, et fort inquiet que le mauvaistemps ne l’empêchât d’en profiter. Mais déjà l’at-mosphère s’éclaircissait ; à cinq heures il aper-çut quelques faibles rayons de ce soleil qui de-vait avant de se coucher éclairer la perte de l’ar-mée anglaise; l’oligarchie britannique en serait