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tion de recevoir la bataille à Waterloo , ne lafondait que sur la coopération des Prussiens;mais cette coopération ne pouvait avoir lieu quedans l’après-midi; il restait donc exposé seul,depuis quatre heures du matin jusqu’à cinqheures du soir, c’est-à-dire, pendant treizeheures. Une bataille ne dure pas ordinairementplus de six heures. Cette coopération était doncillusoire.
Mais pour compter sur la coopération desPrussiens, il supposait donc que l’armée fran-çaise était tout entière vis-à-vis de lui; et, si celaétait, il prétendait donc, pendant treize heures,avec quatre-vingt-dix mille hommes de troupesde diverses nations, défendre son champ de ba-taille contre une armée de cent quatre milleFrançais . Ce calcul était évidemment faux, il nese fût pas maintenu trois heures; tout auraitété décidé à huit heures du matin, et les Prus-siens ne seraient arrivés que pour être pris àrevers. Dans une même journée les deux arméeseussent été détruites. S’il comptait qu’une par-tie de l’armée française aurait, conformémentaux règles de la guerre, suivi l’armée prussienne,il devait dès lors lui être évident qu’il n’en auraitaucune assistance; que les Prussiens, battusà Ligny, ayant perdu vingt-cinq à trente millehommes sur le champ de bataille, en avant eu