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Tome neuvième.
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voulait, par tous les moyens, éloigner de Napo-léon ces compagnons de sa gloire, modèles dedévouement et de constance, garants inébran-lables de sa sûreté et de sa vie. L’île d’Elbe luiétait assurée en toute propriété (art. 3 du traité);et la résolution de l’en dépouiller, désirée parles Bourbons, sollicitée par leurs agents, avaitété prise au congrès.

28. Et si la Providence n’y eût pourvu danssa justice, l’Europe aurait vu attenter à la per-sonne , à la liberté de Napoléon, relégué désor-mais à la merci de ses ennemis, loin de sa fa-mille, et séparé de ses serviteurs, ou à Sainte-Lucie, ou à Sainte-Hélène, qu’on lui assignaitpour prison.

29. Et quand les puissances alliées, cédantaux vœux imprudents, aux instances cruellesde la maison de Bourbon, ont condescendu àla violation du'contrat solennel, sur la foi du-quel Napoléon avait dégagé la nation françaisede ses serments; quand lui-même et tous lesmembres de sa famille se sont vus menacés,atteints dans leur personne, dans leurs pro-priétés , dans leurs affections, dans tous les droitsstipulés en leur faveur, comme princes, dansceux même assurés par les lois aux simplescitoyens , que devait foire Napoléon ?

30. Devait-il, après avoir enduré tant d’of-