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fenses, supporté tant d’injustices, consentir à la■violation complète des engagements pris aveclui, et se résignant personnellement au sortqu’on lui préparait, abandonner encore sonépouse , son fils, sa famille, ses serviteurs fidè-les à leur affreuse destinée ?
3i. Une telle résolution semble au-dessusdes forces humaines , et pourtant Napoléon au-rait pu la prendre, si la paix, le bonheur de laFrance , eussent été le prix de ce nouveau sacri-fice. Il se serait encore dévoué pour le peuplefrançais, duquel, ainsi qu’il veut le déclarer àl’Europe , il se fait gloire de tout tenir, auquelil veut tout rapporter, à qui seul il veut répon-dre de ses actions et dévouer sa vie.
3a. C’est pour la France seule et pour lu 1éviter les malheurs d’une guerre intestine, qu’dabdiqua la couronne en 181 4- Il rendit au peu-ple français les droits qu’il tenait de lui, il I elaissa libre de se choisir un nouveau monarque,et de fonder sa liberté et son bonheur sur desinstitutions protectrices de l’une et de l’autre-
33. Il espérait pour la nation la conserva-tion de tout ce qu’elle avait acquis par vingt-cinq années de combats et de gloire, l’exercicede sa souveraineté dans le choix d’une dynastieet dans la stipulation des conditions auxquelleselle serait appelée à régner.