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Tome neuvième.
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RELATION DE LA CAMPAGNE DE l8l5. a5l

« valerie légère de Pirée ; je vous donne aussi« les deux régiments de chasseurs et de lanciers« de ma garde, mais ne vous en servez pas. De-« main vous serez rejoint par les réserves de« grosse cavalerie aux ordres de Kellermann.« Allez et poussez l’ennemi. »

Les vœux du maréchal étaient remplis ; ilavait un corps, il oubliait qu’il n’y a riende pire pour un général que de prendre lecommandement d’une armée la veille d’unebataille. Il prit congé de l’empereur, et uneheure après il était à la tête du deuxième corps;on marchait, les tirailleurs étaient engagés, ondépassa Gosselies.

On fit bientôt trois ou quatre cents prison-niers d’un bataillon des troupes de Nassau quiformaient avec les Hessois, les Belges et autres,l’extrême gauche de l’armée anglaise.

A dix heures du soir, le maréchal occupait levillage de Frasnes, situé sur la route de Bruxel-les , une lieue en deçà des Quatre-Bras, avec ladivision de cavalerie légère de Pirée et celled’infanterie que commandait Bac-helu. Les deuxrégiments de chasseurs et de lanciers de la gardeétaient en réserve derrière ce village. Le généralReille avec deux divisions d’infanterie et leurartillerie resta à Gosselies où il passa la nuit; ces