a5o MEMOIRES DE NAPOLÉON.
Le i5, les troupes se mirent en marche;l’empereur quitta Beaumont à deux heures dumatin. Le maréchal ne peut le suivre, attenduqu’il n’avait point de chevaux à sa disposition.
Cependant, ayant appris, vers dix heures dumatin que le maréchal Mortier était resté ma-lade dans cette ville, Ney fut le voir et acheta delui deux chevaux. Le colonel Ileymès en faisait,autant de son côté, en sorte qu’ils purent semettre en route, suivis d’un domestique, lesvoitures restèrent à Beaumont.
Le maréchal, en longeant la colonne, fut ac-cueilli par les propos flatteurs des vieux sol-dats qui se réjouissaient de revoir au milieud’eux le rougeoti^i) qui les avait si souvent con-duits à la victoire.
A sept heures du soir, le maréchal rejoignitl’empereur au delà de Charleroi , à l’embran-chement des routes de Bruxelles et de Fleurus.
« Bonjour, Ney, lui dit ce prince, je suis bien« aise de vous voir : vous allez prendre le coin-« mandement des premier et deuxième corps« d’infanterie ; le général Reille marche avec« trois divisions sur Gosselies. Le général D’Er-ic Ion doit coucher ce soir à Marchiennes-au-« Pont ; vous aurez avec vous la division de ca-ri) C’était le nom de confiance et d’amitié que les vieux soldats luidonnaicr.l cuire eux