MÉMOUÎFS l)E NAPOLÉON.
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à se ralentir sur les autres points, le j er corpsfut renvoyé à sa première destination sans avoirété utile d’aucun côté. Le général d’Erlon vintde sa personne, à g heures du soir, rendrecompte de sa journée au maréchal et recevoirses ordres. Ce corps prit ses bivouacs en arrièrede Frasnes, ayant encore à marcher une partiede la nuit pour se rallier.
On est à même de juger maintenant que sansqu’il y ait de la faute du comte d’ErIon, encoremoins du maréchal Ney, le premier corps n’a-vait pas été utile à l’empereur, et que son ab-sence de Frasnes fit perdre une journée quipouvait amener de très grands résultats.
Il n’est pas besoin de démontrer par d’autresraisonnements que le mouvement du I er corpsde gauche à droite et de droite à gauche, à l’oc-casion duquel on a si injustement incriminé lemaréchal, ne lui appartient pas; il avait tropbesoin de cette troupe pour l’avoir cédée sansordres supérieurs. Le changement de directionde ce corps n’a été fait que sur un ordre émanedirectement de l’empereur. Que pouvait faire lemaréchal ? Il n’a connu ce mouvement qnequand il était déjà exécuté-, et d’ailleurs, eneût-il été informé à l’avance, il se serait biengardé de s’y opposer puisque l’emperour l’ava>tordonné ,