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Tome neuvième.
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RELATION DE LA CA3TPAGNJE DE 1 8 1 5. a6^

avaient brûlé leurs munitions, elles quittaientle champ de bataille et prenaient la même di-rection : cela formait une longue colonne et res-semblait déjà à une marche rétrograde.

C’est à ce moment que le maréchal jugeantde l’importance qu’il y avait à faire occuper laposition du centre abandonnée par l’ennemi, etn’ayant point d’infanterie à sa disposition, fitdemander une brigade de cavalerie. Cette

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troupe exécuta son mouvement au trot; mais onne sait par quel vertige elle fut suivie de toutesles réserves, sans excepter celles de la garde qui,comme on le sait, n’obéissaient jamais qu’à sespropres officiers, ou aux ordres de l’empereurqui les ménageait.

Toute cette cavalerie, au nombre de i5,ooochevaux, vint s’entasser sans ordre et se gênerréciproquement; les premiers régiments, sur lesommet de la position qu’avait occupée l’en-nemi; les autres, sur le versant du plateau.

On exécuta quelques charges assez heureuses,mais les plus avancés reçurent bientôt les feuxdirects et de flanc de l’infanterie anglaise, quis’était établie dans un ordre parfait, adossée à laforêt de Soignes , afin de s’abriter des coupsmeurtriers de notre artillerie.

On apprit alors que ce mouvement spon-tané de notre cavalerie avait eu lieu, parce