Band 
Tome neuvième.
Seite
268
JPEG-Download
 

268 MKMOlliJiS ])[•: jVAPOLjéojy.

que les réserves, placées à plus d’une demi-lieuedu champ d^ bataille, ne pouvant pas bien ju-ger de ce qui s’y passait, avaient vu cependantl’ennemi abandonner sa position ; on le crut enretraite, ce bruit d’ailleurs se répandit, et lemouvement en avant de la brigade demandéepar le maréchal vint le confirmer. 11 y avait dudanger et de la gloire à acquérir en le poursui-vant, tous voulurent y prendre part; de là cefaux mouvement dont on a accusé le maréchal.Mais ce mouvement s’exécuta sous les yeux del’empereur, il aurait pu l’arrêter; il ne le fitpoint.

L’ennemi n’avait fait qu’un simple mouve-ment en arrière pour éviter nos coups. L’infan-terie anglaise s’était en effet acculée à la forêt deSoignes , et il fallait être sur le haut du terrainqu’elle venait de quitter pour savoir et pouvoirjuger du grand ordre qu’elle avait conservé. Laferme crénelée qui couvrait son centre résis-tait à tous nos efforts; plus de deux mille desnôtres y avaient été tués en cherchant à l’enle-ver. L’attaque de gauche n’avait pu réussir à serendre maîtresse du château d’Hougmont, etcependant tout le i e corps y avait été attiré suc-cessivement. L’attaque de droite n’avait fait au-cun progrès, et le comte d’Erlon avait trop afaire sur son front et sur sa droite, surtout de-