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Tome neuvième.
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RELATION DE LA CAMPAGNE DE l8l5. 27 I

même rie put résister, elle suivit le torrent, etla route fut couverte de fuyards.

L’ennemi reprit la ferme crénelée et ayantrétabli des batteries sur le plateau qu’il avaitabandonné le matin et lâché sa cavalerie, mitle comble à notre désastre. L’empereur futmêlé dans ce désordre affreux; la déroute étaitcomplète. Le maréchal Ney, qui avait eu cinqchevaux tués sous lui dans cette fatale journée,à pied, à la tète des restes des quatre bataillonsde la garde, fut le dernier à quitter ce champ decarnage. Un officier des chasseurs à cheval dela garde lui prêta son propre cheval avec lequelil put rejoindre la route et gagner Marchiennes-au-Pont. Il y trouva sa voiture et revint à Paris ,où l’empereur l’avait devancé de vingt-quatreheures.

Tel est le récit fidèle de la désastreusecampagne de Waterloo , en ce qui concerne lemaréchal Ney: puisse-t-il détruire les faussesinsinuations qu’on a répandues sur l’un des plusbraves guerriers de notre siècle, qui fut à Water-loo (quoi qu’on en ait dit) ce qu’il avait toujoursété durant sa glorieuse carrière ; ce qu’il avaitété à Hohenlinden , à Elchingen , à Guttstads, àFriedland , en Portugal , et pendant sa mémora-ble campagne de Russie où il déploya tant d’é-nergie et de hautes capacités. Les hommes cou-