280 PIÈCES HISTORIQUES.
à attaquer l’ennemi, et fis avancer toute la ligned’infanterie , soutenue par la.cavalerie et l’ar-tilierie.
L’attaque réussit complètement sur tous lespoints ; l’ennemi fut chassé cle sa position surles hauteurs, et se retira dans la plus grandeconfusion , laissant derrière lui, autant que j’enpuis juger, cent cinquante pièces de canon avecleurs munitions, qui tombèrent entre nos mains.Je continuai à le poursuivre long-temps aprèsla chute du jour, et 11e cessai qu’à raison de lafatigue de nos troupes qui combattaient depuisdouze heures, et de ce que le maréchal Blü-cher, avec qui je me trouvai sur la même route,m’assura qu’il poursuivrait l’ennemi toute la nuit.Il m’a fait savoir, ce matin, qu’il avait prissoixante pièces de canon de la garde impériale,et plusieurs voitures, bagages, etc., de Napo-léon, qui se trouvaient à Genappe .
Je me propose de marcher, ce matin, sur Ni-velle , et de ne pas discontinuer mes opéra-tions.
Votre Seigneurie remarquera qu’une affaireaussi désespérée, et de tels avantages, ne peu-vent avoir eu lieu sans une grande perte, et j’aila douleur d’ajouter que la nôtre a été immense.S. M. a perdu, dans le lieutenant-général Tho-mas Picton , un officier qui s’était distingué fort