PIÈCES HISTORIQUES. 29 I
de son clieval. Les cuirassiers ennemis, pour-suivant leur avantage, avançaient ; notre der-nier cavalier avait déjà passé le feld-maréchal,et il ne restait avec lui qu’un adjudant qui ve-nait de mettre pied à terre, résolu de partagerson sort. Le danger était grand, mais la Provi-dence veillait sur nous. L’ennemi, continuantsa charge, passa rapidement près du feld-maré-chal sans le voir. Un moment après, uneseconde charge de cavalerie repoussa l’ennemiqui passa avec la même rapidité, sans remar-quer davantage le feld-maréchal que la pre-mière fois. Mais ce ne fut pas sans difficultéqu’on le retira de dessous son cheval mort ; ils’éloigna sur le cheval d’un dragon.
Le 17 , dans la soirée, l’armée prussienne seconcentra dans les environs de Wavres . Napo-léon se mit en mouvement contre Wellington ,sur la grande route de Charleroi à Bruxelles.Une division anglaise soutint, le même jour,un combat très-vif près des Quatre-Bras. LordWellington prit position sur la route qui con-duit à Bruxelles * ayant son aile droite dans labruyère de la Leud , son centre près de Mont-Saint-Jean, et son aile gauche appuyée à laHaie-Sainte. Lord Wellington écrivit au feld-niaréchal qu’il était résolu à accepter la batailledans cette position, si le feld-maréchal pouvait
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