ago PIÈCES HISTORIQUES.
L’armée se reforma à la distance d’un quartde lieue du champ de bataille. L’ennemi ne sehasarda point à la poursuivre. Le village de Bryresta en notre pouvoir pendant toute la nuit,aussi bien que Sombref, où le général Thiel-mann avait combattu avec le 3° corps, et où ils’était retiré lentement à la chute du jour, parGembloux . Le 4 e corps, commandé par le géné-ral Bülow, y arriva enfin pendant la nuit. LeI er et le 2 e corps se mirent en marche le matin,derrière le défilé de Mont-Saint-Guibert. Notreperte en tués et blessés a été grande; mais l’en-nemi ne nous fit point d’autres prisonniers queles blessés.
La bataille a été perdue, mais non notre hon-neur. Nos soldats ont combattu avec une bra-voure qui a surpassé tout ce qu’on pouvaitattendre. Leur courage demeura inébranlable?parce que chacun mit sa confiance dans sa prO'pre force. Le feld-maréchal courut dans lajou r 'née de grands dangers. Une charge de cavaleriequ’il conduisait ne réussit point, et la cavalerieennemie le poursuivait vigoureusement. S° ncheval ayant été frappé d’un coup de mousquet,l’animal, au lieu de s’arrêter, irrité de sa bles-sure , se mit au galop, et courut en furieux,jusqu’à ce qu’il tombât mort. Le feld-maréchal,étourdi de la chute, resta engagé sous le corps