PIÈCES HISTORIQUES. 293
anglaise de celle de Prusse, qu’il croyait devoirse retirer sur Maëstricht . Dans ce dessein, ilavait placé la plus grande partie de sa réservedans le centre, contre son aile droite ; et c’estsur ce point qu’il attaqua avec fureur. L’arméeanglaise combattit avec un courage qu’il estimpossible de surpasser. Les charges répétéesde la vieille garde furent repoussées par l’intré-pidité des régiments écossais, et, à chaquecharge, la cavalerie française était renverséepar la cavalerie anglaise ; mais la supériorité ennombre de l’ennemi était trop grande. Napoléonramenait continuellement des masses considé-rables; et, quelque fermeté que les troupes an-glaises missent pour se maintenir dans leur po-sition , il n’était pas possible que tant d’effortshéroïques n’eussent un terme.
Il était quatre heures et demie. In difficultéextrême du passage par le défilé de Saint-Lam-bert avait considérablement retardé la marchedes troupes prussiennes, de sorte qu’il n’y avaitque deux brigades du 4 e corps qui fussent ar-rivées à la position couverte qui leur avait étéassignée. Le moment décisif était arrivé ; il n’yavait pas un instant à perdre : les généraux nele laissèrent pas échapper. Ils résolurent decommencer l’attaque sur-le-champ avec lestroupes qu’ils avaient sous la main. En consé-