29^ PIÈCES HISTORIQUES.
plusieurs attaques sanglantes, le village de Plan-chenoit, qui était, sur ses derrières, défendupar la garde. Dès ce moment-là, la retraite devintune déroute qui s’étendit bientôt à toute l’arméefrançaise.
11 était neuf heures et demie. Le feld-maréchalassembla tous les officiers supérieurs, et donnaordre d’envoyer à la poursuite de l’ennemi jus-qu’au dernier cavalier. L’avant-garde de l’arméeaccéléra sa marche. L’armée française, poursui-vie sans relâche, était entièrement désorganisée.La chaussée présentait l’image d’une immensequantité de canons, de caissons, de chariots, debagages, d’armes et de débris de toute espèce.Ceux de l’ennemi qui voulaient se reposer, nes’attendant pas à être poursuivis si vivement,furent poussés successivement de plus de neufbivouacs : dans quelques villages, ils cherchèrentà tenir; mais aussitôt qu’ils entendaient le sondu tambour ou des trompettes, ils lâchaientpied, ou se jetaient dans les maisons, et là, ilsétaient taillés en pièces ou faits prisonniers. Leclair de lune favorisait beaucoup la poursuisde l’ennemi qui n’était qu’une chasse continuel! 0soit dans les champs, soit dans les maisons.
L’ennemi s’était retranché à Genappe avecdu canon et des chariots renversés. Nous lûmesexposés en y entrant à un feu très vil de mous*