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Tome neuvième.
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PIÈGES HISTORIQUES. 355

Et à ces mots il partit au grand galop, pour serendre à l’aile droite.

Effectivement, tout changea dès ce moment.L’aile gauche des Autrichiens avait vainementattendu l’arrivée d’un corps d’armée dans la di-rection de la March; elle fut obligée de céderaux attaques réitérées du maréchal Davoust, etl’archiduc Charles, voyant les mouvements con-sidérables qui se faisaient contre son centre,sentit que sa position entière était menacée. Lesavantages de son aile droite étaient perdus. Leprince de Ponte-Corvo et Masséna prirent, dansle plus grand ordre, une position rétrograde,afin de faire place aux Bavarois. En même tempsarriva le général Lauriston, avec la plus ter-rible batterie dont on se soit jamais servi, lescent canons des gardes, et foudroya tout cequ’il trouva devant lui.

Qui, de ceux qui furent témoins de ces évé-nements, osera dire qu’un seul homme ducorps saxon ait quitté le champ de bataille, au-trement que blessé ? Qui niera que l’artillerie etla cavalerie saxonne n’aient déjà été très activesdès avant la pointe du jour ; que l’infanterien’ait montré le plus grand sang-froid tout letemps qu’elle se vit criblée par les boulets en-nemis? Cent trente-deux officiers, en partiegrièvement blessés, en partie tués, sur un corps

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