■35G PIÈCES I1ISTOEIQUES.
aussi peu nombreux, prouvent assez que, dansces deux journées, il a fait son devoir. Je ré-clame , pour la véracité de ma narration, le té-moignage d’un juge très compétent, celui dugénéral Gérard : je suis persuadé qu’il n’a pointencore oublié les Saxons des 5 et 6 juillet.
Le prince nous prédit lui-même le sort quinous attendait. « Je voulais, dit-il, vous con-« duire au champ de l’honneur, et vous n’avez« eu que la mort devant les yeux, vous avez« fait tout ce que j’étais en droit d’attendre de« vous, néanmoins on ne vous rendra pas jus-« tice, parce que vous étiez sous mon comman-« dement. » Le lendemain 6 au matin, il ex-prima des sentiments à peu près semblables, etc’était, si je ne me trompe, envers le comteMathieu Dumas, en le priant instamment derapporter à l’empereur ces mêmes expressions.Ce ne fut que quelques jours après que le princeet le général Gérard nous quittèrent. Leur sou-venir est ineffaçable dans le cœur des Saxons,principalement pour moi qui, comme chef del’état-major, me suis trouvé en double relationavec eux.
Le prince jugea que nous avions mérité de sapart les sentiments qu’il a exprimés dans l’ordredu jour qu’il nous laissa. Il fut .désapprouve an
quartier-général, et on voulut que le prince