PIÈCES historiques. 37 3
des souverains ? Et si l’indignation publique acette fois limité l’injustice, ne lui ont-ils pascependant enlevé plus de la moitié de ses états?
La note du prince de Metternich du 9 maine renferme que l’adhésion particulière du ca-binet autrichien à l’interprétation donnée autraité du 25 mars par l’article explicatif de l’An-gleterre.
Quant à la déclaration du 12 du même mois,comme elle est l’ouvrage commun des puissan-ces alliées, il semblerait quelle devrait ajouterquelque poids à leur première déclaration. Laraison s’étonne d’y chercher en vain des motifsqui soient de nature à servir de base à ses con-clusions. Tout se réduit à dire que le titre deY. M. à régner sur la France n’est pas légal,parce qu’il ne plaît pas aux puissances de le re-connaître pour tel. En annonçant que l’on res-pecte la volonté de la France , on se réserve ledroit de protester contre l’usage qu’elle en peutfaire. Certes, ce droit de protester contre lesactes d’une nation serait légitime le jour où l’u-sage qu’elle ferait de sa liberté attaquerait lesdroits des autres peuples ; mais lorsque, immo-bile dans le cercle qu’on a tracé autour d’elle,la nation française ne s’occupe que de ses droitset de ses intérêts domestiques, à quel titre lespuissances se croient-elles autorisées à la frap-