388 PIÈCES HISTORIQUES.
besoin d’appeler vos méditations sur les pré-paratifs des divers gouvernements étrangers;mais les germes de troubles qui se sont déve-loppés un moment sur quelques points de nosprovinces méridionales compliquaient notre si-tuation; peut-être le sentiment si naturel quinous porte, avant tout, à vouloir la répression detout principe de dissension intérieure, m’eût-ilempêché malgré moi de considérer sous un jourassez sérieux les dispositions comminatoiresqui se font remarquer au dehors. La rapidedispersion des ennemis de notre repos domes-tique m’affranchit de tout ménagement decette nature. La nation française a le droit d’at-tendre la vérité de la part de son gouvernement *et jamais son gouvernement ne put avoir au-tant qu’aujourd’hui la volonté comme l’intérêtde lui dire la vérité tout entière.
Vous avez, sire, repris votre couronne lex er du mois de mars. Il est des événements telle-ment au-dessus des calculs de la raison humaine,qu’ils échappent à la prévoyance des rois et àla sagacité de leurs ministres. Sur le premierbruit de votre arrivée aux rives de la Provence,les monarques assemblés à Vienne ne voyaientencore que le souverain de File d’Elbe, quanddéjà V. M. régnait de nouveau sur l’empimfrançais . Ce n’est que dans le château des Tm-