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Tome neuvième.
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PIECES HISTORIQUES. 089

leries que Y. M. a pu apprendre l’existence deleur déclaration du i3. Les signataires de cetacte inexplicable avaient déjà corn pris d’eux-mèmes que Y. M. était dispensée d’y ré-pondre.

Cependant toutes les proclamations, toutesles paroles de V. M. attestaient hautement lasincérité de ses vœux pour le maintien de lapaix. J’ai dû prévenir les agents politiques fran-çais employés à l’extérieur par le gouverne-ment royal, que leurs fonctions étaient termi-nées, et leur mander que Y. M. se proposaitd’accréditer incessamment de nouvelles léga-tions. Dans son désir de ne laisser aucun doutesur ses sentiments véritables, V. M. m’a or-donné d’enjoindre à çe,s agents de s’en rendreles interprètes auprès des divers cabinets. J’airempli cet ordre en écrivant le 3o mars auxambassadeurs, ministres et autres agents, la■lettre ci-jointe sous le n° i. Non contente de■cette première démarche, V. M. a voulu, dans■cette circonstance extraordinaire, donner à lamanifestation de ses dispositions pacifiques uncaractère encore plus authentique et plus so-lennel ; il lui a paru quelle ne pouvait en con-sacrer l’expression avec plus d’éclat qu’en laconsignant elle-même dans une lettre aux sou-verains étrangers. Elle m’a en même temps

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