Band 
Tome neuvième.
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4oO PIÈCES HISTORIQUES.

lent atteindre, quand elles prétendent ne s’atta-quer qu’à son souverain, quand elles affectentde séparer la nation de l’empereur. Le contratde la France avec V. M. est le plus étroit qui aitjamais uni une nation à un prince. Le peuple etle monarque ne peuvent plus avoir que les mê-mes amis et les mêmes ennemis. S’agit-il deprovocations personnelles de souverain à souve-rain ? ce ne peut être autre chose qu’un duelordinaire. Que fit François I er dans son empor-tement contre Charles-Quint ? il lui envoya uncartel. Mais distinguer le chef d’une nationde cette nation même , protester qu’on n’enveut qu’à la personne du prince, et faire mar-cher contre lui seul un million d’hommes, c’esttrop se jouer de la crédulité des peuples. Leseul, le véritable but que les puissances étran-gères puissent se proposer dans l’hypothèsed’une coalition nouvelle, serait l’épuisement,l’avilissement de la France , et pour parvenir àce but, le plus sûr moyen à leurs yeux seraitde lui imposer un gouvernement sans force etsans énergie. Cette politique de leur part n’estpas au reste une politique nouvelle; l’exemp^ eleur en a été donné par de grands maîtres.Ainsi les Romains proscrivaient les Mithridate ,les Nicomède, et ne couvraient de leur ogueü'leuse protection que les Attalus et les Prusias