Band 
Tome neuvième.
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PIÈCES HISTORIQUES. f\Ol

qui, s’honorant du titre de leurs affranchis, re-connaissaient ne tenir que d’eux leurs états etleur couronne. Ainsi la nation française se voitassimilée à ces peuples d’Asie auxquels le capricede Rome donnait pour rois les princes dont lasoumission et la dépendance lui étaient le plusassurées. En ce sens, les efforts que pourraienttenter aujourd’hui les puissances alliées n’au-raient point pour but déterminé de nous rame-ner encore une dynastie repoussée par l’opinionpublique. Ce ne serait point spécialement lesBourbons qu’on voudrait protéger : dès long-temps leur cause, abandonnée par eux-mêmes,l’a été par l’Europe entière, et cette famille in-fortunée n’a subi partout que de trop cruelsdédains. Peu importerait aux alliés le choix dumonarque qu’ils placeraient sur le trône deFrance , pourvu qu’ils vissent siéger avec lui lafaiblesse et la pusillanimité. Cet Outrage est leplus sensible qui pût être fait à l’honneur d’unenation magnanime et généreuse. C’est celui quia le plus profondément blessé les cœurs fran-çais , celui dont le renouvellement serait le plusinsupportable.

Lorsque, dans les derniers mois dex8i3, onpubliait à Francfort cette déclaration fameusePar laquelle on annonçait solennellement qu’onv oulait la France grande, heureuse et libre , queljx. 26