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Tome neuvième.
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466 PIÈCES HISTORIQUES.

France avec l’Europe ; il a satisfait à tous scsvéritables intérêts, lui a assuré tous les biensréels, tous les éléments de prospérité et degloire qu’un peuple , appelé à une des pre-mières places du système européen , pouvaitraisonnablement désirer, et ne lui a enlevé quece qui n’était pour elle, sous des dehors trom-peurs d’un grand éclat national, qu’une sourceintarissable de souffrance, de ruine et de mi-sère. Ce traité était même un bienfait immensepour un pays, réduit, par le délire de son chef,à la situation la plus désastreuse.

Les puissances alliées eussent trahi leurs in-térêts et leurs devoirs, si, au prix de tant demodération et de générosité, elles n’avaient pas,en signant ce traité, obtenu quelque avantagesolide ; mais le seul qu’elles ambitionnaientétait le repos de l’Europe et le bonheur de laFrance . Jamais, en traitant avec Bonaparte,elles n’eussent consenti à des conditions qu’ellesaccordèrent à un gouvernement, lequel, « enoffrant à l’Europe un gage de tranquillité et desécurité, les dispensait d’exiger de la France les garanties qu’elles lui avaient demandées sou sson ancien gouvernement. » Cette clause est in'séparable du traité de Paris ; l’abolir, c’est rom-pre ce traité. Le consentement formel de la na-tion française ay retour de Bonaparte sur I e