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Tome neuvième.
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486 PtnCÊâ ÏÎÎSÏÔRÎQUËé.

les plus terribles, s’épuiser les sources de kprospérité publique dans tous les pays soumisà son influence ; ou comme si elle pouvait tom-ber dans l’absurdité d’imaginer Bonaparte ca-pable d’abandonner les maximes qu’il a invaria-blement observées.

L’Espagne n’a pas besoin de demander con-seil à personne, elle en a reçu d’assez instruc-tifs; en se détrompant d’une manière si funeste,Bonaparte l’a affligée de deux espèces de guerre.Jusqu’à l’an 1808, il la fit à la dignité, aux tré-sors , aux escadres et aux armées de l’Espagne ,en les faisant servir à ses desseins : voilà ce quecet allié exterminateur appela son amitié ; etafin que personne ne se fiât aux assurances desa reconnaissance, il mit en oeuvre, la mêmeannée à Bayonne , les machinations bien con-nues du public; et ensuite pour maintenir l’ou-vrage le plus atroce de perfidie et de violence,il répandit la dévastation et le carnage sur lesprovinces de cette nation, et la traita comm®une propriété libre dont le maître peut dis-poser en faveur de qui bon lui semble, et à desconditions de son choix. Bonaparte ne s’est p‘ lSdémenti; il signale sa nouvelle époque en sa-crifiant à sa vanité le souverain légitime etadoré de la France , ainsi que la liberté de cettepuissance, en ce qu’il se met à la tête dut 16