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Tome neuvième.
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ÏÙÎiCÉS ttîSTÔIUQÜÈS. 487

faction intéressée à ne pas faire cesser les mal-heurs de l’humanité. Bonaparte, dans la capitalede la France , dit à toutes les nations : Vousne m’avez pas cru, dans les pacifications précé-dentes, vous avez transigé avec vos intérêts lesplus précieux et avec vos devoirs les plus sacréspour acheter le bonheur de vos peuples, etceux-ci ont été trompés. Bonaparte, dans larésidence du trône français , dit à tous les sou-verains : Dans d’autres temps, et malgré votreconviction, vous avez reconnu mes droitsusurpés ; vous m’avez permis de me placer clansvos rangs, et le résultat en a été de nourrirma vanité et mon ambition. Enfin, Bona-parte dit à tout le monde : «Toutes ces complai-sances ont été méprisées par un homme sansfoi et sans loi, de sorte qu’il n’j a pas de termemoyen entre son extermination et celle dugenre humain.

Dans de pareilles circonstances, personne nepeut hésiter sur le parti à prendre. Toute l’Eu-rope a pris celui qui est le plus sûr, le plusavantageux et le plus honorable. La méfianceentre les puissances a disparu, leurs intérêts setrouvent associés par le danger commun. LaPrusse ne restera pas spectatrice passive desrevers de l’Autriche ; l’Autriche ne regardera