5ô2 PIÈCES HISTORIQUES,
sentiments de toute l’Europe , qui applaudit ou-vertement à la conduite d’un peuple qu’elle vit,bien qu’il fût le plus près du danger, se pro-noncer sans hésiter'sur les événements dont laFrance est le théâtre, et professer hautementdes principes aussi honorables, en repoussantles propositions que le prétendu gouvernementde ce pays avait faites à tous les états, et quifurent partout rejetées avec indignation.
Dans cette crise inattendue et sans exemple,la confédération hèlvétique, guidée par sonantique loyauté, s’est jointe d’elle-même au sys-tème de l’Europe , et a embrassé la cause dusalut des peuples et de l’ordre social: elle asenti qu’aussi long-temps que le volcan ralluméen France menacerait d’embraser et de boule-verser le monde, les avantages inappréciablesdont les hautes puissances aiment à voir jouirla Suisse , son bien-être, son indépendance, saneutralité, seraient toujours précaires et ex-posés aux attaques de ce pouvoir illégal et des-tructeur, qu’aucun frein moral n’est capabled’arrêter.
Réunies par le même voeu, les puissancesrassemblées au congrès de Vienne ont pro*clamé leurs principes dans le traité du mars,ainsi que les engagements qu’elles ont pris p ourles maintenir,