PIÈCES HISTORIQUES, 5o3
Tous les autres états de l’Europe ont été in-vités à y accéder, et ils se sont empressés derépondre à cette invitation. Ainsi, le mo-ment est arrivé où les augustes souverains, dontles soussignés sont chargés d’accomplir ici lesordres, s’attendent que la diète, à la réceptiondes présentes communications officielles, adop-tera par principes, et réglera, de concert avecles soussignés, les mesures qui pourraient de-venir nécessaires pour s’opposer au dangercommun.
Mais de même que les puissances s’atten-dent, sans aucun doute, que la Suisse , d’ac-cord avec elles sur leur but principal, ne feraaucune difficulté de déclarer qu’elle est arméepour l’atteindre, et qu’elle s’est mise sur lamême ligne politique, de même elles sont trèséloignées de lui proposer de développer d’au-tres forces que celles qui sont proportionnéesaux ressources et aux usages de ses peuples.Elles respectent le système militaire d’une na-tion qui, éloignée de toute ambition, ne metdes hommes sur pied que pour défendre sonindépendance et sa tranquillité ; elles connais-sent le prix que la Suisse attache au maintiende sa neutralité, et ce n’est pas pour y porteratteinte, mais uniquement pour accélérer l’é-poque où ce principe pourra êtrç applicable