70 DATE DE LA BATAILLE DE GRANDSOX
termine sa dépêche en témoignant à ce seigneur le désirqu’il a d’avoir son avis sur ce qui est de faire.
L’autre document, adressé aux châtelain et bourgeoisdu Landeron , est une lettre du marquis Rodolphe dellochberg, datée de Neuchâtel , du vendredi après douzeheures du soir (même mois, même année). Il leur envoieune autre lettre que lui a adressée également Jean deVaumarcus et qui est probablement le pendant de la pré-cédente , et leur écrit qu’en conséquence de ces lettres ilsaient à se hâter de lui envoyer tous les hommes dont ilspourront disposer pour repousser l’agression de l’ennemi.H leur mande en outre de transmettre la même missiveincluse à ceux de la Neuveville , afin que eux aussi aientà se diligenter dans le même but. Ceux de la Neuveville auront probablement jugé convenable de donner le mêmeavertissement à leurs voisins de Bienne , ce qui explique-rait comment ces lettres se trouvent dans les archives decette ville.
Nous donnons ici les fac-similé de ces lettres, que nousavons calquées nous-mêmes avec toute l’exactitude pos-sible. Elles présenteront ainsi un caractère de véritéquelles n’offriraient pas imprimées ; elles auront l’avan-tage de nous faire connaître la main et le style de deuxhommes marquans de cette époque, et celui de servird’exercice pour la lecture des anciens manuscrits aveclaquelle on familiarisait encore les enfans vers la fin dudernier siècle dans des écoles de village, et que si peu depersonnes sont à même de comprendre aujourd’hui.
Mais ces lettres ont une importance plus grande encoreà mesure qu elles jettent du jour sur les dispositions dumarquis Rodolphe et surtout sur celles de Jean de Vaumar-