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Tome premier.
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ET JEAN DE VAÜMARCIJS.

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nous y arrêter plus long-temps; mais ce que savent peu depersonnes, c’est que les historiens ne sont pas d’accord surla date du jour où la bataille s’est livrée; seulement sait-onque c’est un samedi. Quelques auteurs très-profonds etdes monumens contemporains disent que c’est le 3 mars,ainsi par exemple Jean de Muller (T. V, p. 19) et l’ins-cription connue qui se trouve à Alstâtten :

In. dem. Jar. m.cccc.Ixxvi.uff. den. dritten. dagmerz. ud. der burgIch. herzog. die. fluchtvor. grandse.

D’autres, non moins nombreux, non moins conscien-cieux , et non moins bien placés pour connaître la vérité,disent, au contraire, que c’est le 2 : ainsi Ettorlin, Schil-ling et parmi les nouveaux, Zellweger (T. II, p. 100),de Gingins (p. 107). La différence vient sans doute de ceque les uns n’ont pas tenu compte que l’année 1476 étaitune année bisextile, d’où il résulte que le jeudi était le29 février et non le 1 er mars, ce qui place le samedi au 2.

Nous donnons ci-joint deux documens que nous devonscâ l’obligeance de M. le docteur Blosch, àBienne, documensrestés inconnus aux hommes qui se sont occupés avecdétail de l’histoire de cette guerre mémorable.

Le premier est une lettre de Jean de Neuchâtel lui-même , écrite à Vaumarcus le premier vendredi ( mars1476) à Antoine de Colombier, et par laquelle il lui an-nonce qu’il vient dctre informé que le Bourguignon avaitarrêté d’aller le lendemain jusques à Neuchâtel , en por-tant partout sur sa route le pillage et l’incendie. Jean