VERS PATOIS.
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Madame ! vous plaira de me commander vos plaisirspour iceux accomplir, ce que je ferai de très-bon cœur àl’aide du Créateur auquel je prie de vous donner bonnevie et longue. De votre hôtel de Neuchâtel , le 20 no-vembre 1530.
Le tout votre obéissant serviteur.
Georges de Rive ( 1 ).
XV.
REPROCHES ADRESSÉS PAR UNE DAME
DE NEUCHATEL A l’üNE DE SES AMIES , DE CE QUELLEÉTAIT PARTIE POUR LA CAMPAGNE SANS L’EMMENERAVEC ELLE (*).
Madama, n’eï-vo pas trop beï de repétiD’eïtre allaie lavi sei maveïr averti ?
I vo z’ei témoignie pieu de do u trei viadgeQu’irieï beï souhatâ de fére le voyadge,
E vo meï ci lassie avoé do pie de nâ ;
N’éri-vo pas mîe fet se vo m’avi mena ?
Vo z’eï à dévoudi, i vo sereï ulila,
Vo saté poret beï combeï i seu habila ;
(')G. de Rive, seigneur de Prangin, ne tarda pas à embrasser la réforme.Je dois la communication de ces vers, fort bien tournes, pleins degrâce, d’aisance et de bonne plaisanterie, à M. de Meuron, ancien châ-telain du Landeron ,