130 ÉGLISE DE ST AUBIX.
ministres idoines et satisfaisants au service de N. S. Dieu ,selon la nécessité , et que l’on ferait sur le Lien de la diteéglise une honnête pension pour la nourriture d’un hommeidoine , suffisant et savant pour y tenir école pour l’ins-truction de la jeunesse et au soulagement des dits minis-tres. Cette vente faite pour la somme de 150 écus soleilde hon or au coin du roi de France , un chacun des ditsécus valant 5 fl. et 4 sols lausannois. Donné à Oron-la-ville , dans la maison du sacristain de St Maurice. L’actereçu par Jean Garrot, de Cortaillod , et Hugon des Prés,notaire de St Maurice.
Le 1 er août l’acte est ratifié par le chapitre à St Mau-rice , moyennant 10 écus d’or pour les menus plaisirs desreligieux an nombre de six et 40 écus pour l’ahbé, lesfrais qu’avaient occasionné cette affaire, et le vin desserviteurs.
Les paroissiens de St Aubin désirant être maintenusdans l’acquisition qu’ils venaient de faire du patronat et dela collature de leur église, se prévalant de la bourgeoisie delîerne qu’ils avaient acquise 5 ans auparavant (15 mars1561 , ) s’adressèrent à LL. EE. pour les prier de ratifierl’acte ci-dessus pour autant que cela dépendait d’eux enleur qualité de possesseurs de Provence où se trouvaientdesdîmes dépendant du patronat qu’ils venaient d’acquérir etenraison de ce que LL. EE. tenaient l’évêchéde Lausanne .C’est ce qu’ils obtinrent le 10 novembre 1566, sous la ré-serve, que la paroisse de St Aubin paierait annuellement lemarc d’argent dû par l’abbé de St Maurice pour cettecollature de l'évêché de Lausanne . Ce marc fut appréciéalors à 6 écus soleil.
Toutefois le Seigneur de Gorgier n’avait pu voir d’unœil indifférent ses sujets négocier l’acquisition du patro-