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Tome premier.
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ÉGLISE DE ST AUBIN. 137

nage de St Aubin et se plaignit au Conseil d’Etat de cequ’ils s’étaient emparés par violence des revenus de cettecure dont il était collateur. Les parties évoquées s’enremirent à la décision d’arbitres qui s’assemblèrent àBoudry . Le seigneur produisit devant eux 1° un acte du30 juin 1552, par lequel l’abbé Chevalier donnait encommande à Lancelot de Neuchâtel, seigneur du lieu, lacollature de cette cure à la charge de la pourvoir d’unministre idoine et de donner à l’abbé un cens annuel de4 livres lausannoises et 25 pallées, et 2° une sentencedes Trois-Etats qui condamnait les paroissiens à recon-naître le dit Lancelot comme collateur de la dite cure.

Les paroissiens dirent que la dite collation étaitanéantie par l’acte de 1566 et par le fait que Berne pré-levait le marc ; que la confirmation de ce canton était d’au-tant plus importante pour juger cette question, que la con-cession de Roger ayant été faite pour le salut de son âmeet de ses successeurs en suivant les lois admises par laréforme de la religion, Berne était en droit, comme jouis-sant des droits de l’évêque, de retirer cette cure commeétant un ancien bien de l’évêché.

Les arbitres tout en maintenant les titres des parois-sien?, prononcèrent qu’ils auraient à payer une fois pourtoutes 100 écus d’or sol à leur seigneur. Cette sentencefut rendue et acceptée le 23 juin 1567.

Le canton de Vaud ayant racheté en 1805 les dîmes quepossédait la paroisse rière Provence , on tint compte alorsdu marc, et depuis ce temps là on a cessé de le payer.