ET l’iIELVÉTIE, DÈS LE XI e AU XVII e SIÈCLE. 149lîois ( 50 ). Leur refus de restituer ces biens àlevêque Jeande Flechenstein, qui offrait de rembourser le prix de vente,amena la guerre de 1423 , dont j’exposerai plus loin lesphases principales.
Ce fut à pareil titre d’engagistes que les comtes de Mont-béliard , vassaux immédiats de l’empire et constammentindépendans de ceux de Bourgogne , ont possédé pendantun peu moins d’un siècle la seigneurie de Porrentruy ( 1386 à 1461 ) ( 51 ). Déjà elle avait fait partie de leur an-tique patrimoine ( 52 ), jusqu’en 1283 que l’empereur Ro-dolphe I les en dépouilla, ainsi que de l’avocatie d’Ajoie ( Elsgau ), en faveur de l’évêque de Bâle ( 53 ). Dés avantcette date la seigneurie de Yalangin était de leur mouvance,et les comtes de Neuchâtel n’ont point hésité à la recon-naître dans plusieurs occasions, et notamment en 1334et 1357 ( 54 ). Un peu plus tard cette mouvance disparut,mais le souvenir n’en était point effacé lorsqu’en 1586 et1589 Frédéric de Wurtemberg , comte de Montbéliard ,acheta de la comtesse d ’Avij et des comtes de Fourniel toutesleurs prétentions sur la souveraineté et le domaine utilede Valangin et Boudevillier . Cédant néanmoins aux ins-tances du canton de Berne , ce prince voulut bien ne pasdonner suite aux deux traités qu’il avait conclus , et ven-dit ses droits à la comtesse de Neuchâtel pour la sommede 70 mille écus ( 1592 ) ( 53 ). Déjà l’un de ses aïeux s’é-tait dessaisi de la moitié du château de Ramstein, qu’unprédécesseur mieux conseillé avait acquis en 1342 et 1356sur Hugues et Bruno de Reichenberg ( !i6 ). Dans le dix-sep-tième siècle, il ne restait à la maison de Montbéliard detoutes ses possessions helvétiques que la seigneurie deFranquemont, des rentes et des terres à Rochedor, une dîme