150 LE COMTÉ DE BOURGOGNE
à Courtemaiche('” : ), des fiefs à Boncourt( 5s ), à Bure ( w ),Fahy^ 0 ), Miecourt ( 61 ) et Vandelincourt.
L'archevêque de Besançon était seigneur dominant deschâteau et -ville deNyon, du village de Promenthoux, etdu territoire « depuis la fontaine du milieu du chêne jus-qu’à la Maladière.» Il tenait au même titre une portiondu lac de Genève « depuis le rivage du côté de Nyon jus-qu’au milieu » avec le péage et le droit de pêche troisjours par semaine (‘ ,2 ). Outre cette mouvance importantequi provenait de l’ancien évêché de Nyon , le prélat avaitencore inféodé les dîmes « depuis le canal de Brjfssins jus-qu’à la pierre de Nolax( 63 ).» Il possédait encore l’église deColombier ( ,u ), vingt livrées de terre à Etrelle près deMons ( ,:5 ) et plusieurs droits honorifiques et utiles dans lesdiocèses de Genève et de Bâle . Défenseur né du chapitrede St Ursanne et de son église, les prérogatives que luidonnait cette dignité furent confirmées en 1096 par lepape Urbain II Chaque année bissextile le chapitrelui devait livrer dans son château de Mandeure, « une« chaudière en airain, de grosseur et capacité suffisante« pour faire cuire un bœuf, plus une pièce de toile propre« à faire rochet à usage de prélat (' ! ‘).» L’abbaye de Wet-tingen dans le comté de Bade( 68 ) avait été mise sous saprotection et celle de l’archevêque de Mayence par unebulle du pape Innocent IV de l’année 124... ( ü9 ).
Dès avant 1043 le chanoines de sa métropole avaient despossessions à Cully et à Riez, que les empereurs Henri III et Frédéric-Barberousse déchargèrent de toutes les presta-tions et servitudes arbitrairement imposées par leurs mi-nistériels du château de Lutry (’°). L’évêque de Lausanne ,ayant contesté les droits de l’église de Besançon , celui deBâle délégué par le souverain pontife, porta une sentence