ET LHELVÉTIE, DÈS LE XI e AU XVII e SIÈCLE. 165sidérables qu’avait laissées Jean de Vienne , son prédécesseur,vend à Etienne, Comte de Montbéliard et à Henri, seigneurd’Orbe , son fils, pour onze mille francs d’or, et sous réserve deréachat à opérer seulement après la mort des trois contractans,les château et ville de Porrentruy ; les villages de Bresaucnurt,Vilars, Fontenois, Courgenai, Courtelai, Courtamblain, (Cor-rendelin ) Courlematrie, Coranay (Correnol) Frêgicourl, Sar-maillies ( Charmoilles ), Aile, Damfreux, Bonfol , Bnlnesin(Beurnevesin 1, Lungney (Lugnetz), Veroraille, Monlveignie( Montvouliai), Boncourt , les deux villages (dits les) Bois,Courtemaiche , et Moraz (Morieux); avec toutes leurs dépen-dances. Cette aliénation fut consommée le 5 juillet 1386 ; leréachat eut lieu le 13 août 1461.
“ ( ,2 ) Dans le partage des états de Thierry I, Comte de Bar, deMousson et de Montbéliard , décédé en 1103, la contrée de Fer-rette et de Porrentruy qui en dépendait, fit partie du lot deFrédéric I, l’aîné de ses fils, qui devint la tige des comtes de Fer -relie. En 1236 v s. au mois de février, à la suite du partage desbiens du comte Frédéric II entre ses fils et gendre, ülric deFerrette et Thierry III de Montbéliard, Porrentruy , le Yal d’A-joie, l’avocatie de Bure et la moitié des rentes du plaid de Cor-renol passèrent à Alix, femme de Thierry, pour elle et ses des-cendans ( Schœpflinii Alsat. diplom. 379.)
( 53 ) Hergott, Genealog . diplomat. domus Austrice III. Cetévénement sera retracé ci-après.
( M ) Les historiens neuchâtelois se sont accordés à soutenir queJean et Thierry d’Arberg s’étaient soustraits à la mouvance ducomté de Neuchâtel pour leur seigneurie de Valangin , et que,par une félonie coupable, ils en avaient fait hommage en 1296à Pierre d’Aspelt , évêque de Bâle. Ils ajoutent que cinq ansaprès, le prélat vendit cette souveraineté à Renaud de Bourgo-gne, alors comte de Montbéliard, mais que ceux de Neuchâtel n’avaient cessé de protester contre des actes si évidemment at-tentatoires à leurs droits anciens et légitimes. Ces assertions, fon-dées sans doute sur des textes fort postérieurs aux événemens,sont en contradiction flagrante avec les titres les plus authenti-ques dont les originaux ont passé sous mes yeux, et que je vaisrésumer dans l’extrait suivant :