1 06 LE COMTÉ DE BOURGOGNE
a J On lit dans deux Inventaires des archives de Montbéliard ,dressés en 1497 et 1528, à la section intitulée Matières féodales,cette analyse remarquable : « Du sambedi avant la St Luc (oc-» tobre) 1282. Lettres commentValangin est du fief de Monsieur,» à cause de Montbéliart, scellées de deux scels. » Le diplômemême ne se retrouve plus; mais ce qui confirme la vérité mêmedu fait, c’est qu’il est constant qu’à cette date Renaud deBourgogne venait de prendre possession du comté de Montbé-liard, vacant par la mort du comte Thierry III , qui l’en avaitgratifié au mois de mai précédent, à l’occasion de son mariageavec Guillaumelle de Neuchâtel-oulre-Joux , son arrière petite-fille, et qu’en vertu de l’appel fait aux vassaux, ils renouvelèrentalors, conformément à la loi des fiefs, les foi et hommage qu’ilsdevaient prêter à leur nouveau suzerain.
b) Au mois de décembre 1327, un premier partage des fiefsdu comté de Montbéliard eut lieu entre Raoul-liesse, marquisde Bade et Henri , seigneur de Monlfaucon, qui avaient épousédeux des filles de Renaud de Bourgogne. Vingt-trois vassaux ,d’un nom plus ou moins illustre, parmi lesquels figure le sei-gneur de Valangin , étaient compris dans le lot de Henri, et il leurfut fait commandement « d’entrer dans le mois en la feauté» dudit sire, au nom de dame Agnès sa femme, de ce qu’ils te-» naient de ladite Comté de Montbéliart.» (Archives d’ici .)
c) A l’époque du réglement final de la succession du comteRenaud, le même marquis de Bade et Jeanne de Montbéliard,sa femme, renouvelèrent cet appel, et comme le précédent il estadressé à celui tenant loufie de Valangin . (Titre du lendemainde l’Ascension 1333, Archives d’id.)
dj Environ deux ans après ( le mercredi après la fête St Vin-cent 1334 vs.) Henri comte de Montbéliard et Louis comte deNeuchâtel firent entre eux un échange dont les termes sontprécieux à recueillir : « Comme le fief du chastel de Valangin » est venu à notre partage de par Montbéliart, Nous Henri,» Cuens et Agnès sa femme , nous l’avons permuté, à fied de» Roche en Valouais, lequel fied de Roche était venu à partage» de dame Jehanne de Monlfaucon, femme du dit M. Loys — ;” lequel fied de Valangin nous, pour cause de ladite permuta-» tion, avons octroié, baillé et délivré èsdits M. Loys et Dame