ET l’iIELVÉTIE, DÈS LE XI e AU XVII e SIÈCLE. 177
Dès le commencement du douzième siècle une branchede la maison de Vau travers se fixa dans le comté de Bour-gogne. Lambert de Vaulravers fut témoin d’une sentencede Renaud III , rendue par ce prince ( 1109 ou 1110 )contre Amaury II, fils de Landry de Joux, en faveur duprieuré de Romainmoutier ( s ). Gui de Vautravers assistaitau traité du comte palatin Olton I, avec Etienne de Bour-gogne, au sujet des lieux de Choyé et de Ferrières (1193) ( 9 ).En 1291, Aimé de Vautravers, chevalier, se déclare vas-sal d ’Olton IV et de sa femme pour ses hommes de Dom-pré et le meix de Huanne, moyennant 60 livres esteve-nantes qu’il a reçues d’eux ( 10 ). Renaud de Vautravers étaitvers 1326 l’époux d ’Etevenette d ’Echenoz; Claude , l’un deses descendants , écuyer du duc de Bourgogne , tenait en14-44 la seigneurie de Domblans dont il rétablit le châ-teau , et le 7 août 1476 Jean de Vautravers, fils de Claude,y reçut Charles-le-Tèméraire , auquel il était attaché commemaître-d’hôtel, et l’escorta ensuite jusqu’à Poligny ( 11 ).
Guillaume Perceval de Goumoëns et Girard son frère,chevaliers du diocèse de Lausanne , transmirent aux hé-ritiers de leur sang la seigneurie de Dampierre-sur-Doubs, qu’ils avaient acquise en 1304. Ils s’allièrent dansles maisons de Scey, de Rougemont , Châteaurouillaud, etc.Nicolas de Dampierre, mort vers 1385, fut le derniermâle de cette tige d’une maison célèbre qui subsiste en-core aujourd’hui dans la Suisse romande ( 12 ).
Otton de Grandson , dont les auteurs, le marquis Adal-bert et le comte Lambert, fleurissaient dans la Transju-rane, au commencement du onzième siècle, vint s’éta-blir en haute Bourgogne , et par son mariage avec Jeanne,fille de Guillaume, sire de Pesmes et de Gilles de Cour-celles, il obtint la terre de Pesmes et celle de Montram-
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